Ferrari 250 LM - Vainqueur du Mans 1965 - Échelle 1:18

Ferrari 250 LM
Ferrari 250 LM
Vainqueur du Mans 1965 | Gregory & Rindt Échelle 1:18
  • Véhicule conduit à la victoire par Masten Gregory et Jochen Rindt lors des 24 Heures du Mans, sur le Circuit de la Sarthe, les 19 et 20 juin 1965
  • Maquette à l'échelle 1:18, d'une longueur de plus de 22 cm / 8 pouces
  • Chaque modèle est fabriqué et assemblé à la main par une petite équipe d’artisans
  • Fabriqué à partir de matériaux de la plus haute qualité
  • Plus de 800 heures de travail ont été nécessaires pour mettre au point ce modèle
  • Pièces conçues avec précision : pièces moulées, pièces photogravées et composants métalliques usinés par CNC
  • Dessins CAO originaux réalisés à partir de numérisations du châssis n° 6321
  • Images d'archives et codes de peinture fournis par la Scuderia Ferrari
  • Produit sous licence officielle des 24 Heures du Mans

La Ferrari 250 LM occupe une place de choix au panthéon des légendes du Cheval Cabré. Bien que la FIA ait contrecarré les projets de Ferrari visant à dominer la catégorie GT en refusant d'homologuer la 250 LM, la contraignant ainsi à concourir directement contre d'autres prototypes, celle-ci a tout de même remporté un succès considérable, avec une longue liste de victoires à travers le monde. C’est au Mans que la voiture a connu son heure de gloire, en remportant une victoire quelque peu inattendue sur le circuit qui lui a donné son nom. 

Présentée au Salon de l’automobile de Paris en octobre 1963, la 250 LM était la version « Berlinetta » du prototype de course 250 P ; elle partageait le même châssis tubulaire à structure spatiale et le même train roulant, avec seulement quelques modifications mineures. Sa configuration à moteur central a permis à Sergio Scaglietti d’envelopper le châssis d’une carrosserie en aluminium aux lignes fluides et voluptueuses, avec des passages de roues arrière bombés s’étirant jusqu’à un arrière en « kammback ». La voiture ne mesurait que 44 pouces de hauteur et était équipée d’un moteur V12 de 3,3 litres développant 320 hp, ce qui lui permettait d’atteindre une vitesse maximale de 178 mph (287 km/h).

Les ingénieurs de Ferrari avaient l’intention de produire ce modèle en tant que GT de route destinée à remplacer la très célèbre 250 GTO. Cependant, comme seuls 32 châssis avaient été construits entre 1963 et 1965, la FIA refusa d’homologuer le modèle, ce qui obligea la voiture à concourir face à de véritables prototypes tels que la Ford GT40 et réduisit ses chances de victoire. Néanmoins, la 250 LM a connu un succès considérable sur les circuits du monde entier, tant avec les équipes d’usine qu’avec les équipes privées. En 1964, elle s'est imposée dans dix des 35 courses auxquelles elle a participé. Lors du Championnat du monde des voitures de sport de 1965, la voiture a apporté des points décisifs à la conquête finale par Ferrari du Trophée international des prototypes GT, en s'imposant aux 500 km de Spa avec un doublé, au Grand Prix du Mugello (où elle a raflé les trois places du podium) et à la Coppa Città di Enna, tout en décrochant d’autres podiums lors des 12 Heures de Sebring, du RAC Tourist Trophy, des 12 Heures de Reims et de la course de côte Bolzano-Mendola. Le point d’orgue de la carrière sportive de la 250 LM fut sans aucun doute l’édition 1965 des 24 Heures du Mans.

La 250 LM engagée par la North American Racing Team de Luigi Chinetti, pilotée officiellement par Jochen Rindt et Masten Gregory, a remporté une victoire légendaire, devançant les Ford GT40, pourtant considérées comme favorites, et menant un triplé Ferrari. La 250 LM de Pierre Dumay et Gustave Gosselin a terminé deuxième, devant Willy Mairesse et Jean Blaton au volant d’une Ferrari 275 GTB. La légende raconte qu’un troisième pilote, non répertorié, Ed Hugus, aurait réalisé un relais époustouflant au volant de cette voiture aux petites heures du matin, en remplacement de Rindt, qui avait disparu du circuit de la Sarthe.

La 250 LM est aujourd’hui une voiture de collection très recherchée, la plupart des exemplaires se vendant régulièrement aux enchères à plus de dix millions de dollars. En 2015, le châssis n° 6105 a été adjugé aux enchères pour 17,6 millions de dollars.

Cette superbe maquette à l’échelle 1:18 de la Ferrari 250 LM est identique à celle qui a été pilotée jusqu’à la victoire par Masten Gregory et Jochen Rindt lors des 24 Heures du Mans, sur le circuit de la Sarthe, les 19 et 20 juin 1965.  Cette course devait être la première véritable confrontation entre Ford et Ferrari. Les Américains étaient venus avec pas moins de six GT40, dont deux étaient équipées de moteurs colossaux de sept litres. Les trois voitures d’usine et les sept engagés privés de Ferrari étaient certes plus nombreux que ceux de Ford, mais ils étaient tous nettement en manque de puissance. La voiture n° 21 de la North American Racing Team, pilotée par Masten Gregory et Jochen Rindt, s’était qualifiée à la onzième place, à 12 secondes du meilleur temps, et ne semblait en aucun cas en mesure de se battre pour une place sur le podium, et encore moins pour la victoire. Cela semblait d’autant plus improbable que la voiture de la NART avait passé une demi-heure aux stands dès le début de la course pour remédier à un raté d’allumage qui s’est avéré n’être rien de plus grave qu’un condensateur défectueux.

Ford a pris un bon départ, mais, au quart de la course, la situation était déjà devenue un véritable désastre pour les Américains et aucune de leurs voitures n’était encore en lice. La victoire semblait acquise pour Ferrari. Cependant, les voitures de l’écurie Ferrari ont commencé à s’effondrer, les deux voitures des concessionnaires de Maranello et la voiture privée de l’Écurie Francorchamps ayant abandonné au cours de la nuit. Puis, l’équipe d’usine a commencé à connaître des difficultés. Les pilotes peinaient à ralentir les voitures et ont reçu pour consigne d’utiliser plutôt le frein moteur, ce qui a soumis leurs groupes motopropulseurs à une sollicitation intolérable : deux d’entre eux ont succombé à une panne de boîte de vitesses, le troisième à un problème de moteur. On a découvert par la suite qu’un lot défectueux de freins à disque était en cause.

À l’aube, la voiture n° 21 de Gregory et Rindt se retrouvait en deuxième position, à deux tours du leader, une autre 250 LM pilotée par un équipage bien plus lent, composé de Pierre Dumay et Gustave « Taf » Gosselin. La voiture n° 21 gagnait cinq secondes par tour sur le leader, laissant les spectateurs dans l’attente d’un éventuel finish au photo-finish, jusqu’à ce qu’un pneu de la voiture belge éclate à grande vitesse dans la ligne droite de Mulsanne. Malgré des dégâts importants, Gosselin parvint à ramener la voiture aux stands, mais un temps précieux fut perdu à réparer les dégâts et la voiture reprit la piste derrière la voiture de l’écurie NART. Rindt et Gregory remportèrent la victoire sans encombre, malgré la fragilité de leur différentiel, terminant avec cinq tours d’avance.

Remarque : il s’agit d’un modèle « Kerbside » qui ne comporte aucune pièce mobile.