Maserati 250F - Vainqueur du Grand Prix d'Allemagne de 1957 - Juan Manuel Fangio - Échelle 1:18

Maserati 250F
Maserati 250F
Vainqueur du Grand Prix d'Allemagne de 1957 | Juan Manuel Fangio Échelle 1:18
  • Chaque modèle est fabriqué et assemblé à la main par une petite équipe d’artisans
  • Maquette à l'échelle 1:18, d'une longueur de plus de 23 cm / 9 pouces
  • Fabriqué à partir de matériaux de la plus haute qualité
  • Plus de 800 heures ont été nécessaires pour mettre au point ce modèle
  • Pièces conçues avec précision : pièces moulées, pièces photogravées et composants métalliques usinés par CNC
  • Réalisé à partir de plans CAO originaux élaborés à partir du scan d’une 250F d’époque

Sans doute la plus belle voiture de Formule 1 à avoir jamais couru, et très certainement l’une des voitures de course les plus emblématiques de l’après-guerre, la Maserati 250F s’est distinguée tant par la longévité de sa brillante carrière en compétition que par la liste des pilotes qui ont pris le volant de ce bolide. La 250F a concouru au plus haut niveau du sport automobile à une époque de développement rapide : elle a fait ses débuts en 1954 et continuait à se battre avec acharnement en 1960, traversant ainsi une ère dorée, bien que souvent difficile et dangereuse, des Grands Prix. Conduite notamment par deux des plus grands pilotes de l'histoire du Grand Prix, Juan Manuel Fangio et Stirling Moss, la 250F est largement considérée comme la voiture de Grand Prix à moteur avant par excellence.

Née des nouvelles réglementations relatives aux moteurs de 2,5 litres instaurées pour la saison 1954 de Formule 1, la 250F reprenait les lignes des monoplaces de Formule 2 de Maserati de 1952 et 1953. Les anciens ingénieurs de Ferrari, Gioacchino Colombo et Valerio Colotti, furent débauchés de Maranello pour rejoindre Modène et travailler aux côtés du chef de projet, Giulio Alfieri. Un châssis tubulaire simple supportait la suspension, les panneaux de carrosserie en aluminium et le moteur. La suspension avant était indépendante, avec des triangles et des ressorts hélicoïdaux. L’arrière utilisait un essieu de type DeDion, rendu célèbre par les voitures de Grand Prix Mercedes-Benz à moteur avant des années 1930. Dans l’ensemble, cette configuration était loin d’être révolutionnaire, mais sa conception simple en fit un choix très prisé des pilotes privés, notamment un certain Stirling Moss, qui en acheta une grâce à ses gains en course.

En 1957, un tout nouveau châssis à structure spatiale multitubulaire fut mis au point. Il reprenait les mêmes lignes, mais était considérablement plus léger et plus résistant que le modèle d’origine, bien plus conventionnel. Les freins à tambour furent conservés, mais leur puissance de freinage et leurs caractéristiques de refroidissement furent améliorées. La dernière version du moteur six cylindres en ligne fut reprise, mais elle n’était plus montée en décalé sur le nouveau châssis « Tipo 2 » ou « T2 ». Les travaux sur un tout nouveau moteur à double arbre à cames en tête ont débuté en 1956. Véritable chef-d’œuvre d’ingénierie, le V12 de 2,5 litres développait 320 bhp à un régime époustouflant de 12 000 tr/min. Cela représentait 50 bhp de plus que le six cylindres en ligne. Le V12 ne fit qu’une seule apparition en course pour l’écurie d’usine, avant que la marque, à court de liquidités, ne se retire de la compétition internationale à la fin de la saison 1957. Elle resta la voiture la plus puissante construite durant l’ère des 2,5 litres.

Au total, la 250F a pris le départ de 46 courses du Championnat du monde de Formule 1, pour un nombre impressionnant de 277 engagements, remportant huit victoires, huit pole positions et dix meilleurs tours en piste. Le succès ne s’est pas limité aux épreuves officielles, puisque la voiture s’est également imposée à Goodwood, Pescara, Pau, Aintree, Oulton Park, Modène, Buenos Aires, Rome et Bordeaux, pour n’en citer que quelques-unes. Parmi les pilotes célèbres, on peut citer Fangio et Moss, qui ont remporté l’ensemble de ces huit victoires officielles, ainsi que Jean Behra, Hans Herrmann, Jo Bonnier, Masten Gregory, Maria Teresa de Filippis, Peter Collins, Roy Salvadori et Luigi Musso. Vingt-six voitures ont été construites au cours des cinq années de production de la 250F et chacune d’entre elles était unique, dotée de caractéristiques différentes au fur et à mesure que la conception évoluait. D’autres voitures ont peut-être connu davantage de succès, mais rares sont celles qui l’ont fait avec autant de panache.

Ce superbe modèle réduit à l’échelle 1:18 de la Maserati 250F est une réplique parfaite de la voiture avec laquelle Juan Manuel Fangio a remporté une victoire légendaire lors du Grand Prix d’Allemagne au Nürburgring, le 4 août 1957. Souvent considérée comme la plus grande performance de Fangio, voire comme la plus grande de toute l’histoire de la course automobile, cette course a vu l’Argentin, alors âgé de 46 ans, combler un retard de près d’une minute pour remporter la victoire et son cinquième titre mondial. Fangio s’est élancé en pole position devant la Ferrari de Mike Hawthorn, mais alors que la Ferrari allait disputer une course traditionnelle sans arrêt, la Maserati devait s’arrêter aux stands pour changer de pneus et faire le plein. Un départ lent fit chuter l’Argentin derrière Hawthorn et son coéquipier Peter Collins, parti en quatrième position, mais Fangio reprit la tête dès le troisième tour. Il conserva son avance, établissant au passage quatre nouveaux records du tour, avant de s’arrêter enfin aux stands à la fin du 12e tour.

Cet arrêt au stand fut un véritable désastre : le mécanicien chargé de démonter la roue arrière gauche fit tomber l’écrou de roue sous la voiture et mit une demi-minute à le retrouver. Fangio est entré dans la voie des stands avec une avance de 28 secondes ; il en est ressorti avec 48 secondes d’avance sur Collins, deuxième, qui avait lui-même battu le nouveau record de Fangio. Après quelques tours passés à roder ses pneus, Fangio a entamé sa remontée, gagnant jusqu’à une seconde par mile au 15e tour. Enchaînant les records du tour, l’Argentin rattrapa ses rivaux au volant de leurs Ferrari, les dépassant tous les deux au vingt-et-unième et à l’avant-dernier tour, pour finalement devancer le duo britannique et remporter la victoire avec 2,8 secondes d’avance, une performance qui allait graver à jamais son nom et celui de la 250F dans la légende de la Formule 1. Il était peut-être donc tout à fait approprié que ce soit là la dernière victoire de Fangio en Formule 1.

Remarque : il s'agit d'un modèle « Kerbside » qui ne comporte aucune pièce mobile.