McLaren M23D - Grand Prix du Japon 1976 - James Hunt - Troisième place - Échelle 1/8
Dérivée de la McLaren M16 destinée aux 500 miles d'Indianapolis, la McLaren M23 a fait ses débuts en Formule 1 en 1973 et est restée compétitive jusqu'à ce que McLaren la remplace en 1977. Équipée d'un moteur Ford Cosworth DFV, préparé par la société spécialisée dans la préparation de moteurs Nicholson-McLaren Engines, la M23 développait une puissance d'environ 490 chevaux-vapeur. La saison 1975 a vu la poursuite du développement de la M23, avec notamment l’ajout d’une boîte de vitesses à six rapports, une véritable nouveauté à cette époque de la Formule 1. Parmi les autres améliorations figuraient diverses modifications de la carrosserie, notamment des déflecteurs aérodynamiques devant les roues arrière, un profil de nez redessiné et une carrosserie allongée devant les roues arrière abritant les refroidisseurs d’huile.
Ce modèle s’inspire de la quatrième et dernière version de la M23 utilisée en 1973, la M23D. La voiture devait être pilotée par le champion du monde 1974, Emerson Fittipaldi, et le pilote allemand Jochen Mass, jusqu’à ce que Fittipaldi quitte McLaren pour rejoindre l’écurie Copersucar-Fittipaldi de son frère. La direction de l’écurie a alors engagé le pilote britannique James Hunt, qui avait réalisé de belles performances chez Hesketh Racing, mais certains doutaient qu’il puisse maintenir son niveau suffisamment longtemps pour rivaliser avec les champions de 1975, Ferrari et Niki Lauda. Cette saison s’est avérée être l’une des plus extraordinairement dramatiques et politiquement chargées de l’histoire de la Formule 1.
Lauda a poursuivi sur sa lancée de champion lors des premières courses de 1976 et, à la mi-saison, il était le favori pour remporter un deuxième titre. James Hunt, cependant, restait une épine constante dans le pied de Ferrari. Confronté à des problèmes de fiabilité, Hunt a abandonné lors de quatre des six premières courses de la saison, même si ses performances lors des deux autres ont été extrêmement impressionnantes : une victoire en Espagne et une deuxième place en Afrique du Sud. La première polémique de la saison éclata en Espagne, où, après avoir mis fin à la série de cinq victoires consécutives de Ferrari, Hunt fut disqualifié de la première place après que les pneus de sa M23D eurent été jugés trop larges, ce qui valut la victoire à Lauda. McLaren fit appel, arguant que cela était dû à la dilatation des pneus pendant la course, et deux mois plus tard, la décision fut annulée et Hunt réintégré. Cette injustice ne fit que stimuler Hunt et McLaren et intensifier l’attention médiatique portée à sa rivalité grandissante avec Lauda. La fiabilité s’améliora et Hunt marqua deux points en Suède avant de remporter le Grand Prix de France. Une nouvelle victoire semblait se profiler lors de son Grand Prix national à Brands Hatch, mais Hunt fut disqualifié pour avoir emprunté une voie d’accès alors qu’il regagnait les stands à la suite d’un carambolage au premier tour. Fait controversé, l’appel avait été interjeté par Ferrari. Lors de la course suivante, au Nürburgring, Lauda fut victime d’un violent accident à Bergwerk et sa voiture prit feu. Gravement blessé et souffrant de graves brûlures, il reçut les derniers sacrements à l’hôpital. Mais Lauda effectua un rétablissement miraculeux et, bien que fortement marqué par des cicatrices, il reprit la compétition cinq semaines plus tard, lors du Grand Prix d’Italie. Hunt avait réduit l’écart au moment du retour de Lauda grâce à des victoires en Allemagne et aux Pays-Bas. Malgré un abandon à Monza, Hunt s’imposa au Canada et aux États-Unis, préparant ainsi une finale de saison spectaculaire, à seulement trois points derrière avant la dernière manche au Japon. Dans des conditions de pluie effroyables et dangereuses, Lauda a déclaré forfait, tandis que Hunt s’emparait de la dernière place sur le podium, remportant ainsi quatre points et décrochant le titre de champion du monde des pilotes in extremis.
Au total, la M23D a permis à McLaren de remporter six victoires et quatre autres podiums, totalisant 74 points et décrochant un titre de champion du monde des pilotes.
Cette superbe maquette à l’échelle 1/8 de la McLaren M23D est inspirée de la voiture avec laquelle James Hunt a décroché la troisième place lors de la dernière course de la saison 1976 au Fuji Speedway, au Japon, s’assurant ainsi le titre de champion du monde des pilotes. Ce n’était pas un exploit anodin, d’autant plus que la M23 était alors une voiture âgée de trois ans, face à la puissance du champion en titre, Niki Lauda, et de Ferrari.
Hunt s’était qualifié en deuxième position, mais Lauda le talonnait de près en troisième, ce qui promettait une course passionnante. Le jour de la course, sous une pluie torrentielle et sous les yeux du monde entier, Hunt a pris un bon départ et s’est emparé de la tête. À la fin du deuxième tour, Lauda est rentré aux stands et s’est retiré, estimant que les conditions étaient trop dangereuses. En tête, Hunt menait mais fut rapidement talonné par la March de Vittorio Brambilla, jusqu’à ce que l’Italien fasse un tête-à-queue et soit éliminé de la course. Hunt commença à souffrir de l’usure de ses pneus et se fit dépasser par la Lotus de Mario Andretti et par Patrick Depailler, au volant d’une Tyrrell, à onze tours de l’arrivée. Hunt occupait toujours une position solide, cela suffisant pour décrocher le titre, mais le malheur frappa alors : une crevaison au pneu avant gauche le contraignit à rentrer aux stands. Hunt revint en cinquième position, à deux tours de l'arrivée, devant terminer quatrième pour décrocher son premier titre. Il a dépassé les Surtees d’Alan Jones et de Clay Regazzoni, coéquipier de Lauda chez Ferrari, pour terminer en troisième position. Même à ce moment-là, Hunt pensait avoir perdu le titre au cours de ces derniers tours chaotiques, avant d’apprendre qu’il avait terminé troisième - ce qui suffisait pour devenir champion du monde 1976.
Ce modèle a été fabriqué et assemblé à la main dans nos ateliers à partir de spécifications détaillées concernant les couleurs et les matériaux, fournies directement par McLaren Automotive, ainsi que de nos propres données CAO issues de la numérisation d’une voiture d’origine. De plus, il a fait l’objet d’un examen minutieux par nos équipes d’ingénierie et de conception afin de garantir une reproduction parfaitement fidèle.
La McLaren M23D est éditée en série limitée à 199 exemplaires.
Veuillez noter que les images ne comportent pas les logos des sponsors du secteur du tabac en raison de restrictions de licence convenues avec le constructeur. Ces logos peuvent toutefois figurer sur le modèle physique. Veuillez contacter notre équipe commerciale pour obtenir des photos détaillées de la McLaren M23D.
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